From its beginning in 1954, the Association Entraide
Universitaire welcomes and helps children, teenagers and adults with disabilities. It has a particular
expertise in helping the hearing-impaired.
Le 29.06.2003 par Matthew CAMPBELL (traduction F.Daude)
Les touristes à Paris se plaignent souvent de la difficulté d’attirer l’attention des serveurs, mais au
Café Signes, il est inutile d’élever la voix. Tous les serveurs sont sourds.
Leur nouveau lieu sur la rive gauche a été salué comme une percée dans l’aide apportée
aux sourds.
Il ressemble à n’importe quel autre café. Pourtant c’est un monde à part loin du
remue-ménage des bistrots parisiens : les commandes sont transmises au chef par des gesticulations silencieuses et sur les
tables de la terrasse sous l’auvent lie de vin ,des petits livrets décrivent les signes à utiliser pour
commander les consommations.
Will "manage" in sign language
Call the server? It's easy ... you can:
« L’inauguration c’était vraiment quelque chose ! » Dit Martine Lejeau Perry ; « Il y avait 1500 personnes pour la cérémonie avec le Maire ». L’ouverture a coïncidé avec les promesses gouvernementales d’une nouvelle législation pour améliorer les installations pour handicapés. A Paris il est rare de voir des édifices avec accès pour fauteuils roulants. « Nous avons un long chemin à parcourir » dit Martine Lejeau Perry. (Extraits)
Le 25.06.2003 par Sandrine Blanchard
Unique en son genre, le projet a mis cinq ans à aboutir. "En face du CAT, il y avait un vieux café qui
fermait ses portes. Ce fut le déclic. Un jour, nous nous sommes dit que ce serait sympa de le reprendre. C'est parti
comme cela, c'était une idée un peu bizarroïde", se souvient Frédéric Merlet, moniteur
d'atelier du CAT, qui supervise désormais l'équipe des employés sourds.
Il a fallu convaincre la direction de l'action sanitaire et sociale (DASS), trouver le financement (Conseil régional
d'Ile-de-France, Communautés européennes, Ville de Paris) et les sponsors qui ont fourni les stores, les tables,
les chaises...
"C'est avant tout un lieu d'insertion pour les personnes handicapées et un lieu de rencontre entre sourds et
entendants", insiste Martine Lejeau-Perry, directrice du CAT. Une cinquantaine de couverts à midi, des clients
réguliers pour le bar en matinée et l'après-midi, le Café Signes commence à trouver sa
vitesse de croisière, accueillant aussi bien des habitants du quartier, des employés de bureau des alentours ou
des personnes sourdes qui disposent enfin d'un lieu de rencontre ouvert sur la ville. "Nous ne voulions pas que ce soit un
lieu communautaire", précise Daniel Séguret, directeur du développement de l'association Entraide
universitaire.
Ici, on ne dit pas "chaud devant". Valérie, Antonio, Mohamed, Bruce, Layin et les autres ont tous un bipeur
dans leur poche. Une vibration signifie "le plat est prêt", deux "urgent, ça va refroidir".
Aux fourneaux, un cuisinier qui a appris le langage des signes encadre les employés du CAT.
Certains clients ont appris quelques rudiments du langage des signes et tous ont le sentiment d'être dans un café
comme les autres. Pour appeler le serveur, ils peuvent agiter la main, lui tapoter le bras ou encore utiliser le signal
lumineux installé à proximité des tables. Le slogan de ce café est simple : "Communiquer ne se
limite pas seulement à la parole." (Extraits)